Cet observatoire suit les partis politiques au Sénégal : leur nombre, leur financement et les règles de conformité et de représentativité. Sources officielles, datées.
Données vérifiées · au 30 avril 2026
01Le nombre de partis politiques
397
partis légalement constitués
à confirmer déclaration du ministre de l'Intérieur, 30 avril 2026
20
ont déposé leurs comptes 2025
sur 397, soit environ 5 %
à confirmer déclaration du ministre de l'Intérieur, 30 avril 2026
~45 700
habitants par parti
397 partis rapportés à ~18,1 M d'habitants
confirmé population : RGPH-5 (ANSD, 2023)
+44
reconnus depuis 2024
à confirmer déclaration du ministre de l'Intérieur, 30 avril 2026
02Les forces en présence (législatives de novembre 2024)
Assemblée nationale · 165 sièges · scrutin du 17 novembre 2024
PASTEF · 130 Takku Wallu · 16 Jàmm ak Njariñ · 7 Sàmm Sa Kàddu · 3 Autres · 9
confirmé Chaque point représente un siège. Conseil constitutionnel, résultats définitifs proclamés le 27 novembre 2024 ; portail vie-publique.sn. La XVe législature a été installée le 2 décembre 2024.
Détail des forces ayant obtenu des sièges
Force
Sièges
Voix
Part
PASTEF · O. Sonko
130
1 991 770
54,97%
Takku Wallu · M. Sall
16
531 466
14,67%
Jàmm ak Njariñ · A. Ba
7
330 865
9,13%
Sàmm Sa Kàddu · B. Dias
3
222 060
6,13%
Autres listes · 9 sièges
9
Andu Nawle 2 ; 8 listes à 1
n.d.
confirmé PASTEF dispose d'une majorité des trois quarts (130 sur 165). Les 9 sièges « autres » se répartissent entre Andu Nawle (2 sièges) et huit listes à un siège chacune (Farlu, Les Nationalistes, Kiraay ak Natangue, Senegaal Kese, Sopi Senegal, And Ci Koolute, And Beesal Senegal, Mankoo). Conseil constitutionnel, résultats définitifs 2024.
03La recomposition de 2024
En deux ans, le rapport de forces à l'Assemblée s'est inversé. La coalition au pouvoir sous Macky Sall a reculé pendant que PASTEF, jusque-là dans l'opposition, a obtenu une majorité des trois quarts.
Coalition de Macky Sall (APR)
BBY puis Takku Wallu
2022 · Benno Bokk Yakaar82
▼
2024 · Takku Wallu Sénégal16
La coalition au pouvoir jusqu'en 2024 perd la majorité absolue dès 2022 (82 sièges, puis 83 avec un ralliement), puis tombe à 16 sièges en 2024. Macky Sall, tête de liste, a renoncé à son mandat de député.
Mouvance PASTEF
D'opposition à majorité
2022 · Yewwi Askan Wi (opposition)56
▲
2024 · PASTEF130
En 2022, la mouvance PASTEF siégeait dans l'opposition au sein de la coalition Yewwi Askan Wi (56 sièges). En 2024, PASTEF obtient seul 130 sièges, soit une majorité des trois quarts.
confirmé Les deux scrutins ne sont pas strictement comparables (coalitions de composition différente), mais l'ordre de grandeur du basculement est net. Conseil constitutionnel (résultats définitifs 2022 et 2024) ; UIP/Parline.
04Ce que les élus font pour leur territoire
Entre deux élections, un député peut interpeller le gouvernement sur les manques de son territoire : une route, un hôpital, l’eau, une école. Ces interpellations sont publiques et nominatives. Voici ce qui a été porté, département par département, sous l’Assemblée actuelle, avec un rappel de la représentation précédente.
Le grand déséquilibre
218sur 442 questions
Sous l'Assemblée nationale installée en décembre 2024, 442 questions écrites ont été adressées au gouvernement entre décembre 2024 et février 2026. À lui seul, un seul député en a posé 218, soit près de la moitié. Les trois suivants en ont posé 28, 26 et 14. Sur 165 députés, seuls 45 ont posé au moins une question ; les 120 autres n'en ont aucune recensée à ce jour.
Guy Marius SagnaPastef · Ziguinchor
218
S. Abdoul Ahad NdiayePastef · Louga
28
Mady DanfakhaPastef · Tambacounda
26
Papa Tahirou SarrLes Nationalistes · liste nationale
14
Les 121 autres députés actifs+ 120 sans aucune question
~156
La carte des interpellations
Chaque département est coloré selon le nombre de questions qui le mentionnent explicitement dans leur intitulé, quel que soit le député qui les a posées. Un élu de Ziguinchor qui interpelle le gouvernement sur un forage à Dagana compte donc pour Dagana. Cliquez sur un département pour lire la liste exacte des questions qui le concernent, avec leur date, et voir qui le représentait sous l'Assemblée précédente (2022-2024). Note : 303 des 442 questions ne nomment aucun département (elles portent sur une commune, un village ou un sujet national) et n'apparaissent donc pas sur la carte.
Sénégal · cliquez un département
Chargement de la carte…
10 questions et plus3 à 9 questions1 à 2 questionsaucune recensée
Les élus sans département
Certains députés ne représentent pas un département mais la liste nationale ou la diaspora. Leurs questions n'apparaissent donc pas sur la carte, mais comptent dans l'activité de l'Assemblée. Voici les plus actifs d'entre eux.
Liste nationale
Papa Tahirou SarrLes Nationalistes
14
Cheikh A. T. YoumSàmm Sa Kàddu
11
Assane DiopPastef
7
Ismaila M. A. WonePastef
6
Thierno Alassane SallRépublique des Valeurs
4
Anta DiaPastef
3
Abdou MbowTakku Wallu
2
Papa Djibril FallSàmm Sa Kàddu
1
Awa SeckPastef
1
Bara NdiayePastef
1
Diaspora
Abdoul Kadyr SonkoPastef · Europe O/C/N
5
Amadou DialloPastef · Europe du Sud
4
Ndeye NdiayePastef · Afrique de l’Ouest
3
Amadou Lamine DioufPastef · Afrique du Nord
2
Aïcha TouréPastef · Amérique-Océanie
1
Fatou Diop CisséPastef · Europe O/C/N
1
confirmé Ces élus interpellent le gouvernement sur des sujets nationaux ou concernant les Sénégalais de l'étranger. Leur activité ne s'inscrit pas dans un département, ce qui explique leur absence de la carte. vie-publique.sn / Assemblée nationale.
Une mention « à documenter » signifie qu'aucune trace publique de l'activité n'a été trouvée à ce jour pour cet élu, et non que l'élu est inactif.
05Conformité financière & échéance légale
Comptes financiers 2025 déposés
20 en règle /377 hors des clous
Sur 397 partis légalement constitués, 20 seulement ont déposé leurs comptes financiers pour 2025, soit environ 5 %. à confirmer déclaration du ministre de l'Intérieur, 30 avril 2026
Compte à rebours · mise en conformité
0
jours
0
heures
0
min
Échéance : 31 mars 2027 · sous peine de dissolution (art. 35 de l'avant-projet). confirmé avant-projet de loi relatif aux partis politiques, art. 35 (jubbanti.sec.gouv.sn, 27 avril 2026) ; non encore voté
06Loi de 1981 contre réforme de 2027
Pendant plus de 40 ans, un seul texte a encadré les partis. Voici, point par point, ce que la loi actuelle prévoit et ce que la réforme changerait. Le vert marque un progrès ; le rouge, ce qui reste insuffisant.
Loi n°81-17 de 1981
Avant-projet 2027
Qui contrôle les comptes
Le ministère de l'Intérieur reçoit les comptes (art. 14). Autorité politique, à la fois juge et partie.
Transmission à la Cour des comptes, juridiction indépendante, qui peut contrôler (art. 27). Progrès net.
Nature du contrôle
Dépôt d'états financiers, sans audit de fond prévu par la loi. En pratique, l'obligation n'est pas appliquée.
États financiers certifiés, déposés avant le 31 mars chaque année, sanction possible (suspension).
Plafond des dons par personne
Aucun.
Toujours aucun dans la version consultée. La faille n'est pas comblée.
Financement public
Inexistant. L'État ne verse rien aux partis.
Créé à partir de 2028, réservé aux partis ≥5% à la présidentielle, 1 député, ou 0,25% de conseillers.
Fonds venus de l'étranger
Interdits (subsides de l'étranger ou d'étrangers établis au Sénégal).
Interdits, mais la diaspora sénégalaise est explicitement exclue de l'interdiction. Zone à clarifier.
Création d'un parti
Simple déclaration en préfecture (association). D'où plus de 390 partis.
15 000 parrainages dans au moins la moitié des régions.
confirmé Loi n°81-17 du 6 mai 1981 (art. 5, 14), en vigueur. Réforme : avant-projet de loi relatif aux partis politiques, publié le 27 avril 2026 par la Présidence sur jubbanti.sec.gouv.sn (art. 20, 27, 29). Le texte n'est pas encore voté par l'Assemblée.
07Les angles morts de la réforme
La réforme de 2027 corrige de vrais défauts. Mais en lisant le texte, trois failles apparaissent : elles laissent, chacune, une porte ouverte au financement non transparent.
Faille 1 · aucun plafond de dons
Le texte encadre l'origine des dons (interdits : anonymes, étrangers, crypto) mais ne limite pas le montant qu'une seule personne peut verser. Un unique bailleur peut donc financer massivement un parti, en toute légalité.
Vérifier qui donne suffit-il, si l'on ne limite pas combien chacun peut donner ?
Faille 2 · les coalitions échappent au contrôle
La loi régule les partis, mais la vie politique sénégalaise fonctionne par coalitions (souvent créées pour une seule élection) et par mouvements citoyens. L'article 22 reconnaît la coalition comme véhicule électoral, sans lui imposer d'obligation comptable propre.
Si un parti est contrôlé mais pas la coalition, l'argent ne va-t-il pas simplement changer de canal ?
Faille 3 · des comptes déposés, mais secrets
L'article 27 prévoit que les états financiers sont transmis à la Cour des comptes. Mais aucune disposition ne prévoit leur publication au citoyen. Ailleurs, ces documents sont publics : rapport annuel au Kenya, dons trimestriels en Afrique du Sud, Journal officiel en France.
La transparence, est-ce déposer un document dans un tiroir, ou permettre au citoyen de voir qui finance qui ?
confirmé Avant-projet de loi relatif aux partis politiques, art. 20, 22, 27 (jubbanti.sec.gouv.sn, publié le 27 avril 2026), non encore voté ; comparaisons internationales (Kenya, Afrique du Sud, France).
08Le financement des partis, comparé au reste du monde
Le Sénégal prépare une réforme du financement des partis. Où en est-il, comparé à ce que font d'autres pays ?
Plafond des dons par donateur et par an · ce que fixe la loi
Franceloi 1988
7 500 €
Algérieloi 2026
300 × le salaire min. / an
Afrique du Sudloi 2018
≈ 84 000 € max / source
Sénégalavant-projet 2026
AUCUN PLAFOND · ∞
confirmé Les barres ne sont pas à l'échelle exacte (les montants ne sont pas convertis dans une même monnaie) : elles montrent qu'une limite existe. Le Sénégal est le seul, parmi ces pays, à ne fixer aucun plafond au montant qu'une même personne peut verser. L'Algérie a adopté sa loi la même année (2026) que le projet sénégalais, et a choisi de plafonner. Lois en vigueur : France, loi n°88-227 ; Algérie, loi organique n°26-08 (JO du 23 avril 2026), art. 78 ; Afrique du Sud, Political Party Funding Act 2018. Pour le Sénégal : avant-projet de loi relatif aux partis politiques (jubbanti.sec.gouv.sn, 27 avril 2026), non encore voté.
Point de contrôle
Sénégal aujourd'hui
Ailleurs
Plafond des dons par personne
Aucun plafond
France 7 500 €/an · Afrique du Sud 84 000 €/an max d'une même source SN : absent
Financement public des partis
Inexistant
Kenya 0,3% des recettes publiques · Burkina Faso : subvention liée au dépôt des comptes SN : zéro
Sanction si comptes non déposés
Dissolution théorique, jamais appliquée
Burkina Faso : perte automatique du droit à subvention (art. 16) SN : non appliqué
Dons de l'étranger
Interdits (1981), mais diaspora exclue de l'interdiction dans l'avant-projet
France, Espagne : interdits sauf UE SN : flou diaspora
Contrôle des comptes
Ministère de l'Intérieur (juge et partie)
Afrique du Sud, France : commission/organe indépendant SN : pas d'organe dédié
La faille centrale
L'avant-projet de réforme interdit les dons anonymes, étrangers et en cryptomonnaie, et impose des comptes certifiés à la Cour des comptes : de vraies avancées. Mais dans la version mise en consultation, il ne fixe aucun plafond au montant qu'une même personne peut donner. Vérifier qui donne ne suffit pas si l'on ne limite pas combien : un seul contributeur pourrait financer massivement un parti en toute légalité.
confirmé Le montant du financement public varie de zéro (Sénégal, Nigeria, Botswana) à plusieurs millions d'euros (Maroc, Kenya, Afrique du Sud). Lois comparées en vigueur : France 1988/2017, Afrique du Sud 2018, Kenya 2011, Burkina Faso. Pour le Sénégal : avant-projet de loi (art. 20 et 27, non voté) et loi n°81-17 de 1981.
Le débat sénégalais s'est concentré sur le plafond des dons. Mais d'autres leviers de transparence existent ailleurs, y compris en Afrique. Voici ceux qui manquent au projet actuel.
Ghana · contrôle qui sanctionne
La Commission électorale, indépendante, radie les partis fantômes : en novembre 2022, 17 partis ont été rayés pour absence de bureaux fonctionnels. Au Sénégal, environ 20 partis sur 397 sont en règle, mais aucun n'est radié.
Cap-Vert · audit par un juge
Les comptes des partis sont audités par la Cour constitutionnelle, hors de toute intervention de l'exécutif. Le projet sénégalais confie ce rôle à la Cour des comptes : à surveiller dans l'application.
Guinée · plafond relatif
Les dons privés ne peuvent dépasser 20% des ressources propres du parti. Un seul donateur ne peut donc pas, à lui seul, financer l'essentiel d'un parti. Absent du projet sénégalais.
Maroc & France · entreprises interdites
Depuis 1995, les personnes morales (entreprises, sociétés) ne peuvent plus donner un centime à un parti. Le projet sénégalais interdit les sociétés publiques, mais reste à préciser sur les entreprises privées.
Afrique du Sud · déclaration régulière
Tout don dépassant environ 5 600 € est déclaré chaque trimestre à la Commission électorale, qui peut enquêter. La publicité régulière rend le financement traçable en continu.
confirmé Ghana, Political Parties Act 2000 (loi 574) et Commission électorale (radiation nov. 2022) ; Cap-Vert, contrôle par la Cour constitutionnelle ; Guinée, loi sur le financement des partis ; Maroc, loi organique 29-11 et France, loi de 1995 (interdiction des personnes morales) ; Afrique du Sud, Political Party Funding Act 2018.
10Le financement public des partis (prévu à partir de 2028)
confirmé avant-projet de loi relatif aux partis politiques (jubbanti.sec.gouv.sn, 27 avril 2026) ; non encore votéSelon l'avant-projet de loi, à partir de 2028 le financement public ne serait ouvert qu'aux partis remplissant au moins un de ces seuils :
≥ 5% à la présidentielle≥ 1 député≥ 0,25% de conseillers locaux
Selon le même avant-projet, créer un nouveau parti exigerait 15 000 parrainages répartis dans au moins la moitié des régions, à raison d'au moins 500 par région (art. 7). La production d'un faux document ferait perdre le financement public pour 2 ans (art. 25). La loi en vigueur (81-17 de 1981) n'impose pas ces seuils. confirmé avant-projet de loi, art. 7 et 25 (jubbanti.sec.gouv.sn, 27 avril 2026), non encore voté ; loi n°81-17 de 1981, en vigueur
11La durée des mandats à la tête des partis
Une même personne peut-elle diriger un parti pendant vingt ou cinquante ans ? Au Sénégal, aucune règle légale ne l'en empêche. La loi de 1981 comme l'avant-projet de 2026 fixent les conditions de création et de financement des partis, mais laissent leur organisation interne entièrement aux statuts de chaque formation.
Ce que la loi encadre
Fonction présidentielle
La Constitution limite le chef de l'État à deux mandats (art. 27). La révision de juin 2026 a rendu cette limite intangible.
Direction d'un parti
Aucune limite de durée ni obligation de renouvellement. La loi de 1981 traite les partis comme des associations ; l'avant-projet de 2026 ne prévoit pas davantage de démocratie interne obligatoire.
50+
PDS · Abdoulaye Wade, à la tête du parti depuis sa création en 1974.
26
AFP · Moustapha Niasse, président de 1999 à 2025 ; premier passage de relais en 2025.
18
APR · Macky Sall, fondateur et dirigeant du parti depuis 2008.
confirmé Loi n°81-17 du 6 mai 1981, qui assimile les partis à des associations (déclaration, statuts propres) ; avant-projet de loi de 2026 (jubbanti.sec.gouv.sn), non voté ; Constitution, art. 27 (limite présidentielle). Durées de direction : dates de fondation et de présidence des partis (PDS 1974, APR 2008, AFP 1999-2025).
12Ce que la révision constitutionnelle de juin 2026 change pour les partis
Le 29 juin 2026, l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, à l'unanimité des 129 députés ayant pris part au vote (sur 165 inscrits). Portée par six députés du groupe PASTEF, elle modifie une trentaine d'articles. Deux d'entre eux touchent directement le rapport entre fonctions d'État et responsabilités partisanes.
Le président et son parti · art. 38
Avant : le président « a la faculté d'exercer des fonctions dans un parti politique ».
Après : le président ne peut plus diriger un parti ou une coalition (fonction honorifique seulement) et ne peut faire campagne, sauf s'il est candidat à sa réélection.
Ministres et mandats locaux · art. 54
Avant : membre du gouvernement incompatible avec un mandat parlementaire et toute activité rémunérée.
Après : incompatibilité étendue au mandat de chef d'exécutif local (maire, président de conseil départemental). Un élu nommé ministre ne peut siéger ni à l'Assemblée ni à l'exécutif local pendant ses fonctions.
confirmé Proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, adoptée le 29 juin 2026 (art. 38 et 54). Assemblée nationale du Sénégal ; dossier vie-publique.sn. Après adoption, l'article 103 prévoit que la révision devient définitive par référendum ou, sur décision du président, par un vote de l'Assemblée aux trois cinquièmes.
À noter : cette révision retire aussi de la Constitution les seuils chiffrés de parrainage de la candidature présidentielle (art. 29), désormais renvoyés au Code électoral, et transforme le Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle de 9 membres.
Sources & méthode
397 partis · 20 en règle (2025) · 44 depuis 2024 : déclaration du ministre de l'Intérieur Me Mouhamadou Bamba Cissé, 30 avril 2026. Depuis le 1er juin 2026, le portefeuille de l'Intérieur est détenu par Mouhamadou Makhtar Cissé (gouvernement Ahmadou Al Aminou Lô) ; les chiffres ci-dessus restent ceux publiés au 30 avril 2026. Délai 31 mars 2027, conformité, dissolution : avant-projet de loi relatif aux partis politiques (Présidence, communiqué du 27 avril 2026 · jubbanti.sec.gouv.sn). 15 000 parrainages · financement public 2028 (5% / 1 député / 0,25%) · interdits art. 20 · art. 25 : avant-projet de loi, jubbanti.sec.gouv.sn. Population (~18,1 M, 2023) : RGPH-5, ANSD. Révision constitutionnelle (art. 38 et 54, incompatibilités) : proposition de loi n°17/2026, adoptée par l'Assemblée nationale le 29 juin 2026 ; dossier vie-publique.sn.
« Légalement constitué » ne signifie pas « en règle » : un parti peut exister légalement sans avoir déposé ses comptes. « Non conforme » renvoie ici aux obligations déclaratives, pas à une appréciation pénale.